Ce pari est aujourd’hui gagné grâce aux militants qui se sont mobilisés et aux électeurs bordelais qui nous ont fait confiance. Je tiens ici à les remercier chaleureusement.
Certes la progression depuis les élections de 2001 n’est pas spectaculaire mais le score obtenu n’en demeure pas moins très satisfaisant, pour les raisons suivantes :
- Des élections partielles sont toujours défavorables aux « petits » partis politiques qui n’ont pas l’ancienneté et les réseaux captifs des partis traditionnels. Le score faible de la liste LCR illustre ce propos.
- Cette élection était axée sur le retour d’Alain Juppé. Cela ne pouvait que susciter un vote utile fort bénéficiant davantage au premier parti d’opposition, local et national,
qu’est le Parti socialiste.
- En 2001, notre bon score tenait également à l’importance du score national des Verts.
A ce jour, notre score est près de deux ou trois fois supérieur à celui prêté, malheureusement, aux Verts pour les présidentielles.
Certains continuent à nous reprocher de ne pas être partis avec les Socialistes.
Faut-il leur rappeler que si l’écologie politique se situe clairement à gauche, elle n’est surtout pas réductible à un courant de la Gauche traditionnelle, car elle exprime une autre vision du changement ?
Il convient d’ajouter que, une fois de plus, le PS girondin n’a pas cherché à promouvoir une dynamique de victoire et d’alternance à Bordeaux.
Le faible score obtenu pas la liste PS PC – 25% des voix- illustre, hélas, cette analyse.
Ce résultat est extrêmement faible, comparé au poids national actuel du PS.
Ainsi, même en conjuguant nos talents, nous ne pouvions obtenir le ballottage.
La Gauche pourra gagner Bordeaux, avec des Verts pesant 10% et plus, mais certainement pas avec un PS réduit à 25% des voix.
Enfin, la grande déception de ce scrutin est le score obtenu par Alain Juppé : 56%.
Ce score est toutefois terni par la très faible participation.
Un Bordelais sur deux a boudé ce rendez-vous électoral imposé par un seul.
Ce dernier se trouve ainsi élu par un Bordelais sur quatre.
Ce résultat illustre la cassure de plus en plus préoccupante entre les édiles et les citoyens, alors que traditionnellement les élections municipales sont les élections les moins boudées par les électeurs.
Il n’y a pas que la Gauche qui est malade à Bordeaux, la démocratie locale est également comateuse.
Seule une alternative crédible de Gauche, face à une Droite puissamment implantée, pourra sortir les électeurs de leur résignation et nous permettra de gagner.
Dans cette perspective, notre mobilisation ne saurait faiblir.
La tâche à accomplir reste immense : des militants plus nombreux, une présence renforcée sur le terrain et dans tous les quartiers, une plus grande ouverture vers les forces vives bordelaises, un travail approfondi sur les différentes thématiques locales,...
Les prochaines élections municipales vont arriver très vite !
Pierre Hurmic
10/10/2006
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